Nouvelles Parutions

Epidemies et Ephemerides

 

Les Deux livres des
Épidémies et Éphémérides
de Guillaume de Baillou

Editions critique, traductions et notes

Joël COSTE et Hélène MAGGIORI

Les Belles Lettres

Sciences et Humanisme, n°12

Paris, 2021, 800p.

 

Guillaume de Baillou (1538-1616) fut probablement, avec Jean Fernel, le médecin parisien le plus influent de l’époque moderne. Son œuvre fut plusieurs fois rééditée, étudiée et citée jusqu’au cœur du XIXe siècle, où il reçut même le titre d’« Hippocrate français ».
Ses deux livres des Epidémies et Ephémérides ont marqué le renouveau de la pensée épidémiologique à l’époque moderne et inspiré les médecins environnementalistes du XVIIIe siècle qui établirent les fondations de l’épidémiologie et de la santé publique moderne. Ils constituent aussi une source majeure pour l’histoire biologique, médicale et sociale de Paris. L’analyse, saison après saison, des maladies touchant les Parisiens pendant la décennie 1570, les très nombreux cas de maladie rapportés chez des patients souvent nommés, permettent en effet de dresser un tableau sanitaire et social de la ville de Paris peu avant la Ligue d’une précision remarquable.


Précédée d’une introduction et accompagnée d’un appareil de notes destinés à appréhender le texte dans son contexte scientifique, intellectuel, biologique et médical, cette première édition critique des livres des Epidémies et Ephémérides comprend une traduction respectueuse d’une écriture dont la clarté et la précision firent aussi de Baillou un des plus grands écrivains de la médecine occidentale.

Joël Coste est directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (chaire « Histoire de la médecine », section des sciences historiques et philologiques) et professeur de santé publique à l’Université de Paris.

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Le Vol dans les airs

Nicolas WEILL-PAROT

Le Vol dans les airs au Moyen Âge
Essai historique sur une utopie scientifique

Les Belles Lettres

Paris, 2020, 240 p.

 

Dans les sources médiévales, le vol humain est rarement abordé de front : la tentative catastrophique du moine anglais Eilmer de Malmesbury, la machine à voler rêvée par Roger Bacon ou la nef flottant au-dessus de l’air imaginée par Albert de Saxe et Nicole Oresme font figure d’exceptions célèbres.


Pourtant, cette question des vols fut un véritable défi intellectuel pour la pensée médiévale. Qu’ils soient portés par la force naturelle des oiseaux, par les esprits (âmes, anges ou démons) ou encore par l’ingéniosité humaine, les vols mettent en jeu de riches spéculations explicites ou indirectes. Et ce fut une gageure pour la science scolastique de penser le possible maintien d’un corps lourd dans l’air par projection, grâce au feu ou à l’air chaud, grâce au magnétisme ou par l’effet de l’horreur du vide.


Dans cet essai historique original, Nicolas Weill-Parot enquête sur la confrontation de la science avec la magie, la technique ou la théologie. Travaillant au plus près de nombreuses sources, il trace une nouvelle histoire de la pensée du vol dans les airs : celle de la conceptualisation scientifique d’une réalité inaccessible.

 

Nicolas Weill-Parot est professeur à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE, PSL), à la Section des sciences historiques et philologiques, et est titulaire de la chaire « Histoire des sciences dans l’Occident médiéval ». Ses recherches portent sur la rationalité scientifique médiévale et ses confins.

 

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