Parutions d'ouvrages

diagnostic différentiel

 

Laetitia Loviconi

Le Diagnostic différentiel au Moyen Âge
Distinguer les maladies d’apparence voisine

Classiques Garnier

Coll. « Savoirs anciens et médiévaux »

Paris, 2020, 445 p.

 

Cet ouvrage analyse comment les médecins de la fin du Moyen Âge effectuaient le diagnostic différentiel, qui vise à distinguer des maladies d’apparence voisine et constitue une démarche clé de la pratique médicale, s’appuyant sur la sémiologie et la nosologie.

À travers plusieurs ouvrages de pratique médicale des XIVe et XVe siècles, l’ouvrage examine les maladies soumises à diagnostic différentiel, le champ lexical et la place associés à cette démarche. Sont ensuite analysés les méthodes proposées pour distinguer les maladies d’apparence voisine, les signes mobilisés et les sources antiques et médiévales des auteurs. Enfin, cette étude explore les enjeux tant thérapeutiques qu’éthiques et pronostiques des diagnostics différentiels.

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Marin le Bourgeois

 

 

Guy-Michel Leproux, Audrey Nassieu Maupas et Élisabeth Pillet

Les Cinq Livres de Marin Le Bourgeois

Institut d’histoire de Paris, coll. « Sources de Paris »

Paris, 2020, 432 p.

XVI planches et 34 ill. N/B.

 

Surtout connu aujourd’hui pour l’exécution d’armes exceptionnelles, Marin Le Bourgeois fut un personnage hors du commun. En tant que peintre, il resta pendant quarante ans au service des rois Henri IV et Louis XIII ; il fut aussi ingénieur et inventeur, et correspondit avec Nicolas Fabri de Peiresc. Il mourut en 1634 à Lisieux, sa ville natale, où il résida habituellement tout en bénéficiant d’un atelier dans la Grande Galerie du Louvre.

On connaissait son Petit traité de l’analème vertical dédié au secrétaire d’État Martin Ruzé de Beaulieu. On peut désormais lui attribuer un ouvrage plus conséquent, rédigé dans les dernières années de sa vie. Ces Cinq Livres décrivent de façon très concrète les procédés qu’il a mis au point et employés pour peindre, sculpter, mouler et décorer toutes sortes de matériaux et d’objets. Ils justifient l’éloge que fit de lui le mathématicien David Rivault de Flurance, qui le tenait pour un « homme du plus rare jugement en toutes sortes d’inventions, de la plus artificieuse imagination et de la plus subtile main à manier un outil de quelque art que ce soit qui se trouve aujourd’huy en Europe ».

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